By Barbara

Fuerteventura, nous voilà ! 2/3

Un reportage photographique de Barbara.

Salut, merciiii d’être là !

Bah oui… Je sais bien, je ne peux pas en dire autant puisque j’ai mis presque deux mois à revenir. Mais à cet instant, OK, c’est bon pour moi, je suis fin prête à publier la suite de mon article concernant l’île de Fuerteventura.

D’ailleurs, non, rien de vrai à cela. Car si mes photos sont choisies depuis un bout de temps, positionnées sagement les unes sous les autres, me reste ce texte à élaborer, fichu texte, j’ose dire. Pfff, article… déjà rien que le mot « article », je n’y crois pas moi-même. Comment m’y prendre cette nouvelle fois ? Que dire sous un angle nouveau d’un énième voyage où tout y est beau, tout y est joli ? Mais surtout, comment l’aborder en toute légèreté en ces temps difficiles, cette période inédite, sans précédent, période trouble comme il se dit précautionneusement à la TV, hmm… période de merde totale si je traduis le fond de ma pensée. Tiens donc ! Première p’tite grossièreté écrite en huit ans de blog, alors ma grande, que t’arrive-t-il ? Elles sont passées où, tes jolies phrases, hein ? Tes « haut les cœurs » dispersés comme le marchand de sable le fait à ceux trop soucieux qui ne trouvent pas le sommeil.

Je sens que j’ai besoin de développer… Pourquoi m’en priverais-je ? Puisque le confinement me donne le temps pour cela, et me déculpabilise de tirer en longueur ces longs paragraphes que je m’astreins toujours à devoir réduire, museler mes mots, imaginant personne à l’horizon de suffisamment oisif et inoccupé pour s’y attarder, de s’y intéresser dans le meilleur des cas. En dehors de mon noyau dur de très proches, dont je ne minimise pas le bon effet de ressentir leur chaleureuse présence virtuelle.

ℹ️ Message aux nouveaux visiteurs, ceux venus tout spécialement afin d’affiner leur désir de se rendre un beau jour sur cette fabuleuse île. Tout d’abord, bienvenue à vous, afin de ne pas être trop déstabilisés (saoulés en langage jeune et direct), vous pouvez, comme au jeu de l’oie, passer (ou scroller, en langage jeune et high-tech) directement votre tour sur ce qui suit de non essentiel et ainsi aller droit à votre but. La suite en images devrait vous faire tourner la tête et mettre probablement un terme à vos éventuelles hésitations de voyage. Une suite d’images et uniquement cela, car, pour ce qui est de vous donner trucs et astuces, détails historiques, localisations GPS, degrés ressentis, km effectués et le budget qui va avec… il faudra vous référer à d’autres sites, mais ça, vous l’aurez vite remarqué par vous-même ! 😉⏩

J’avais écrit il y a deux mois qu’il y aurait une suite, et comme j’aime faire ce que je dis et surtout finir ce que je fais…

Tout est une question de motivation, de volonté, hein, c’est bien comme ça qu’on dit ? Mais, pour être sincère avec vous, j’ai surtout à l’esprit que l’été 2020 n’aura pas permis à tout le monde de voyager, ou d’aller aussi loin qu’initialement prévu, privant certaines réunions familiales de se faire aussi, et v’là que moi j’arrive ici à la limite du ridicule, en toute indécence, avec mes tongs, mon UV 50 en plein mois de novembre. Est-ce vraiment nécessaire ? À tort ou à raison, je ne cache pas que je me suis bien trop posé cette question et me la pose toujours au moment où je finis cette phrase. Loin de mes intentions, avec ce nouveau partage, de prendre des postures de V.I.P. en narguant tout le monde au passage, mais comprenez que je ne me voyais pas non plus parler des catacombes de Paris (faudrait déjà que ce soit ouvert — faudrait déjà ne plus être confinés), cela sous prétexte que, depuis le mois de mars dernier, rien ne ressemble à une grande farandole joyeuse à travers le monde (vous l’avez, l’image, là ? « it’s a small world » à Disneyland, on est bien loin de ressembler à ça, ou je me trompe ?). Alors oui, fichu texte, vraiment, tant je tiens à trouver le bon équilibre entre l’exaltation sans bornes que ranime le souvenir de Fuerteventura et l’humilité réelle de circonstance qui résonne aussi en moi. Maintenant que je vous ai fait part de mon malaise, en me justifiant plus que nécessaire, penserez-vous sûrement, bah je vais bien devoir quand même poursuivre et faire fi de trop de précautions, ou sinon c’est quoi, la suite ? Fermer mon blog une bonne fois pour toutes ? Il y a déjà assez de privations comme ça actuellement… plus de rassemblements, plus de rencards, plus d’embrassades et de sourires, enfin, je ne vais pas vous faire la liste, vous la connaissez aussi bien que moi. Alors, si en plus je m’autocensure de partager quelques photos au prétexte que soudainement elles m’apparaissent trop ensoleillées pour l’humeur collective… c’est qu’il y a un souci. Mais, tandis que cette nouvelle phrase vient s’ajouter aux précédentes que j’écris pour vous, pour toi, j’ai mon for intérieur qui me rappelle à la raison et surtout me fait me souvenir de la raison initiale de la création de mon blog, qui consistait à dépasser mon syndrome de l’imposteur de photographe amatrice, qui souhaitait surtout, naïvement, partager un peu d’évasion en ces pages, en y montrant « du beau, du coloré, du rigolo et de la douceur aussi » dans un monde où je ressens que le moche, le sombre, le triste et l’agressivité prennent, à mesure que je vieillis, de plus en plus de place… Alors, je me rassure avec l’idée qu’il y a toujours, en ce moment même, des gens réceptifs, assez imaginatifs pour se croire capables de rentrer dans l’une de mes images, des gens heureux, comme le chantait, dans sa ballade désuète, Gérard Lenorman, ceux qui ne se privent pas de glousser de rire pour un coussin péteur ou pour une blagounette Carambar, ceux qui estiment encore, comme Louis Chedid en 1978, que, malgré un monde cinglé qui n’a beau pas être beau, on peut l’avoir encore dans la peau et lui dire j’t’aime j’t’aime j’t’aime. Alors, pour eux, pour vous, mais aussi pour mon mental, je préfère me dire que cela peut avoir encore un peu de sens et de saveur que je fasse ici, parfois, sans culpabiliser, quelques apparitions, quel qu’en soit l’état du monde.

▶️ Donc, oui, nous revoilà ! Ma famille et moi, sur cette île, nous avions tant attendu que ce soit possible, espéré que le rendez-vous se fasse et qu’il ne soit pas totalement compromis, que vous pouvez me croire si je vous dis qu’il ne s’est pas passé une seule journée sans que nous ne ressentions l’immense privilège de poser nos yeux sur de tels paysages.

Amoureuse des îles Canaries, en particulier pour leur aspect sauvage et la plénitude qui y règne, je savais par avance que le programme détente serait honoré, mais que mon journal « Marie Claire » soit aussi raccord et vise aussi juste sur ce coup-là… je n’aurais pas dit mieux, ni autrement.
Photographie 1 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 2 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Introduction faite (tant bien que mal, j’en conviens), j’arrête mon bavardage pour mieux reprendre le fil, mais surtout les routes de l’île que nous avons sillonnées sous un ciel généralement bleu, occasionnellement nuageux, et cela jusqu’à la tombée de la nuit.
Photographie 3 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 4 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 5 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 6 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 7 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 8 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Maintenant que le cadre est posé, je me consacre uniquement à ce que je préfère, autrement dit à refaire un p’tit bout de chemin avec vous à travers les meilleurs endroits que nous avons sillonnés pendant nos vacances. Nul besoin que j’abuse de superlatifs avec ce qui suit, prenez par exemple : fabuleux, sublime, magnifique, incroyable, époustouflant, grandiose, trop beau, trop ouf… mettez-les à ma place, où bon vous semble, puisque de toute façon, ce sera un sans-faute !

Commençons par ce chemin qui vous mènera au Mirador astronómico de Sicasumbre.
Photographie 9 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 10 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 11 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 12 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 13 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 14 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 15 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Là, nous venons de quitter un autre mirador, celui du Risco de las Peñas.

Et, tandis que nous roulons ensuite sur cette route sans personne aux alentours, voilà que, soudainement, traverse, pile devant nous, cette chèvre au pas tranquille, et de me dire, juste après avoir eu le temps de l’immortaliser, qu’il est toujours très prudent de ne jamais dépasser les limitations de vitesse autorisées en voiture, sans quoi, direct et sans exagération aucune, on se la prendrait de plein fouet sur le pare-brise.
Photographie 16 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 17 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 18 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Après la chèvre, la transition est faite pour vous remontrer les minois adorables des deux écureuils de Barbarie que nous avions pu entrevoir furtivement. Il fallait faire vite, car ils comprirent en moins de trois secondes que nous n’avions rien pour eux entre nos doigts. Les petits malins…
Photographie 19 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 20 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 21 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 22 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Et enfin, pour clore la minute animalière, ici, cette autre route où j’ai rapidement eu le temps de baisser ma vitre pour réaliser, à la distance où nous étions d’eux, qu’il s’agissait bien d’un troupeau de moutons.
Photographie 23 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 24 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Maintenant, allons aux grottes d’Ajuy. Cette deuxième destination très agréable, mais aussi très touristique, nous aura fait profiter de la découverte d’un super bel endroit et, par la même occasion, de recroiser d’autres Terriens ! Tellement que, jusque-là, nous étions seuls partout, sauf à la station d’essence et dans les supermarchés.
Photographie 25 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 26 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 27 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 28 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 29 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Terriens dont le retrait du masque se faisait possible à la seule condition d’exposer son body summer 2020 sur le sable, et d’être à bonne distance des inconnus qui les entourent comme ici sur la plage de sable noir d’Ajuy.
Photographie 30 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Justement, il est temps pour moi de ne plus tourner autour du pot, car oui, Fuerteventura, c’est aussi ça… des plages, des plages, des plages, partout sur l’île.
Quelles sont vos préférences ? Vous êtes plutôt sable noir, sable blanc ? Vous trouverez les deux, avec ou sans vent qui fouette les mollets. Les deux sont possibles. Quoi d’autre encore ? Vous aimeriez des vagues agitées ou le calme plat d’une eau turquoise et cristalline ? Des sportifs amateurs ou chevronnés sur les flots ? Des nudistes tout bronzés ? Vous prendre pour Tom Hanks, seul sur des kilomètres de plage ?
Je confirme que là encore, il y a toutes ces possibilités-là.

Allez, venez donc ! Suivez-moi, il suffit juste de se faufiler par là. Mais si, on passe, voyons !
Photographie 31 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Je commence par la plus étonnante des plages, « Popcorn Beach ». Comme son nom l’indique, l’originalité du sable suscite tellement l’intérêt des instagrameurs que des panneaux nous rappellent qu’il est interdit d’en repartir avec une petite ou grande poignée au creux des poches.
Photographie 32 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 33 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 34 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 35 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 36 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Autre plage située tout près du phare de Tostón, la toute première où nous sommes allés, et c’était wouaaahhouuuu, tellement il y avait longtemps (en Guadeloupe et en Corse exactement) que je n’avais pas vu une eau si belle à mes pieds.

La plage « Caleta del Marrajo »
Photographie 37 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 38 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Cette fois, nous allons nous baigner du côté du parc naturel des dunes de Corralejo, plus précisément à la Playa del Moro.
Photographie 39 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 40 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 41 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 42 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 43 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 44 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
On ne s’arrête pas, oh que non ! Car les vagues de la playa de Sotavento n’attendent que nous, si mouvementées que la baignade fut vite oubliée. Mais quel endroit… un de mes meilleurs souvenirs.
Photographie 45 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 46 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 47 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 48 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 49 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Pour conclure avec ma sélection de plages, car il y en a vraiment beaucoup d’autres, nous finissons avec la Playa Puertito de Los Molinos. Ceux qui viennent à l’aube, quand la marée est basse, ont la possibilité et la chance, que nous n’avons pas eue, d’accéder aux grottes de la Cueva de Los Molinos ou Cueva Herminia.

Pas grave, ce sera pour une autre fois ! En revanche, pour le coucher de soleil, nous sommes bien présents pour le voir, et nous ne sommes pas les seuls, tant le lieu fait partie des endroits recommandés pour ceux qui aiment finir leur journée en beauté.
Photographie 50 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 51 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 52 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 53 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 54 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 55 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Photographie 56 du reportage « Fuerteventura, nous voilà ! 2/3 », par Barbara
Fin de la journée, mais pas du voyage, car sur l’île de Fuerteventura, effectivement, il y a la mer, mais pas seulement. Donc, ça veut dire que mon œil de lynx a pu regarder plus loin que le sable se trouvant sous mes pieds et que, surtout, je vais devoir immédiatement me bouger pour faire ce dernier article avec un grand A (si c’est pas magique, franchement, le pouvoir de l’autopersuasion, hein ?).
Promis, je fais vite, car c’est pas si mal et c’est encore gratuit de rêvasser ensemble. Merci à ceux qui se sont prêtés au jeu, (et même à ceux du jeu de l’oie !)

Barbara 😷💪☮️
© crédits photo By Barbara

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