By Barbara

Aux splendeurs de Barcelone 2/2

Il existe des lieux où, comme nulle part ailleurs, on aimerait pouvoir se rendre chaque jour.

Pour mille raisons, pour d’innombrables occasions, en solitaire ou en compagnie.

Que ce soit pour s’y détendre et flâner, se distraire, flirter, bouquiner… sous la neige ou sous la chaleur d’un soleil d’été.

Le parc Güell, à Barcelone, répond à tous ces critères. Un lieu fascinant, l’un des parcs les plus artistiques au monde, qui nécessite plusieurs étapes pour s’y familiariser pleinement.

Cet endroit de 15 hectares est aux multiples facettes, aux mille recoins, surprenant de gauche à droite, imprévisible de haut en bas, et d’une originalité sans pareille à Barcelone.

Je suis comblée d’avoir découvert un lieu si magnifique, et il me tarde déjà de le revoir un jour.

En attendant, chaussez vos tennis les plus confortables ou ajustez vos lunettes, et suivez mon parcours en images !
Avant toute chose, une brève présentation s’impose :

Le parc est le fruit de l’imagination exubérante de l’architecte Antoni Gaudí, dont la réalisation s’étendit de 1900 à 1914.

Situé dans les montagnes du Carmel, dans le quartier de Gràcia, le parc offre deux entrées possibles. Pour ma part, j’ai choisi celle perchée en hauteur, qui n’est pas « l’entrée principale », me permettant ainsi de descendre la montagne sans effort.

Le parc s’avère être l’une des rares attractions gratuites à Barcelone, mais cela ne durera bientôt plus : à partir d’octobre 2013, un tarif d’entrée de 5 € sera appliqué aux touristes (seuls les Barcelonais y auront encore accès gratuitement).

Dès mon arrivée, on se rend bien compte que cette décision suscite de vives réactions : voici les deux seules inscriptions revendicatives que j’ai pu apercevoir dans le parc.
À cette hauteur, le panorama est tout simplement fabuleux, offrant une vue sur de nombreux monuments : notamment les 142 mètres de la tour Agbar, conçue par Jean Nouvel et inaugurée en 2005, ainsi que la cathédrale Sagrada Família, sans oublier d’autres surprises.

Effet carte postale garanti !
Par cette même entrée, de nombreux cactus jalonnent le chemin menant à la plus haute cime du parc, où se trouve le Calvario, qui réunit trois croix orientées selon les points cardinaux.
Entre les palmiers, une maison se profile à l’horizon : il s’agit de la demeure où Gaudí vécut la fin de ses jours.

La maison est aujourd’hui un musée, inauguré en 1965 sous le nom de « Casa Museu Gaudí », présentant du mobilier dessiné par l’architecte ainsi que diverses affaires personnelles. Le prix de la visite est de 5,50 €.
Tant de directions s’offrent à nous que nous hésitons entre plusieurs possibilités, à l’image de ces deux dames, absorbées à scruter leurs plans.
La voix d’une chanteuse de bossa-nova semble nous appeler, nous guidant vers des grottes de pierres sculptées en torsades le long d’un chemin somptueux.
Au fil de notre parcours, nous arrivons à la place principale, où tout le monde se retrouve, profitant des terrasses pour contempler le panorama imprenable à 360° sur Barcelone et la mer Méditerranée.
Cette esplanade de 3 000 m² constitue le cœur du parc, avec pour particularité un banc ondulé en trencadis carrelé de 150 mètres de long tout autour (le plus long du monde). Les sublimes éclats de mosaïques, récupérés dans les déchets d’usines de céramique, ne laissent personne indifférent. Ce banc joue également un rôle pratique : il canalise les eaux de pluie.

L’œuvre est le fruit du travail de Josep Maria Jujol, bras droit de Gaudí.
Mais le marché noir de bijoux, éventails et figurines en céramique attire également l’attention de la police, obligeant les vendeurs à la sauvette à ramasser précipitamment leur marchandise et à fuir au plus vite…
Juste en dessous, soutenant la terrasse, se cache une autre surprise de taille : les 84 colonnes de pierres inclinées de la Salle hypostyle, un lieu magnifique inspiré des temples grecs, dont les voûtes sont ponctuées d’incroyables rosaces en céramique.
Cette salle est également connue sous le nom de « Salle des soleils et des lunes », car son plafond accueille quatre grands soleils représentant les saisons, ainsi que quatorze lunes symbolisant le cycle lunaire. Pour mon fils, ce fut avant tout l’endroit parfait pour un cache-cache géant !
Toujours au son des musiques environnantes, nous nous dirigeons maintenant vers d’étonnants viaducs incurvés et des ponts aux reliefs d’une originalité exceptionnelle !
Nous voilà désormais tout en bas de la colline, près de l’escalier où l’agitation des touristes se fait le plus sentir, un endroit qui ne désemplit jamais.
Et pour cause : tout le monde prend la pose auprès du célèbre lézard aux écailles recouvertes de petits carreaux de céramique multicolore, représentant Python, le gardien des eaux souterraines, considéré comme le symbole du parc.

Je peux avouer, sans exagération, avoir dû patienter bien vingt minutes pour réussir à prendre une photo de la sculpture, sans qu’à ce moment précis, quelqu’un ne s’y installe.
Juste à côté, plus discrète, nous découvrons une autre fontaine, ornée d’un visage de serpent sous le blason catalan.
Il est impossible de ne pas avoir l’impression d’être plongé dans le conte d’Hansel et Gretel (célèbre récit des frères Grimm), tant les maisons semblent faites de pain d’épices, ornées de crème chantilly et de smarties.

Vue de la terrasse
Le haut d'une grotte pouvant servir à s'abriter en cas de pluie, baptisée à l'époque par les gens du quartier "l'éléphant".
Ainsi s’achève la longue balade que je vous ai proposée avec tout mon enthousiasme.

J’espère qu’à distance, elle vous a plu et qu’elle vous donnera l’envie, un jour, de découvrir réellement ce lieu unique et magique, où le temps semble suspendu, sans souci, et rempli d’innombrables merveilles.

Barbara

© crédits photos By Barbara

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